Catégorie : Observation

Fêtons la lumière les 19, 20 et 21 juin !

juin2015-page001Afin de célébrer l’Année internationale de la lumière proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies, l’association étoiles, science et légendes vous propose un programme exceptionnel. Prochain rendez-vous les 19, 20 et 21 juin 2015.

Après le coup d’envoi des festivités de l’Année de la lumière à Salins-les-Bains donné le 16 mai et alors que l’exposition « Songe d’une nuit étoilée » est encore visible pour quelques jours à l’Hôtel de ville, le prochain rendez-vous de ce riche programme 2015 est fixé pour le week-end des 19, 20 et 21 juin.

Les animations débuteront le vendredi soir à 21 h, avec un spectacle audiovisuel exceptionnel proposé par le conteur de science Henri-Marc Becquart et parrainé par l’astrophysicien Hubert Reeves. Il nous invitera à un entraînant voyage vers nos origines les plus lointaines, du big bang aux nébuleuses et aux étoiles, des étoiles aux planètes. Parmi elles, notre Terre et son incroyable aventure. Transportés dans ces manèges tourbillonnants, nous remonterons la flèche du temps dans l’atmosphère exceptionnelle de la salle des poêles de la Grande saline de Salins-les-Bains. Un rendez-vous à ne pas manquer qui sera précédé à 20 heures d’une visite à la lampe torche de ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, pour l’occasion plongé dans la pénombre. Continuer la lecture

Un nouvel essaim d’étoiles filantes attendu ce week-end

Une étoile filante en novembre 2009.
Une étoile filante en novembre 2009.

Les étoiles filantes ont pour origine l’entrée de petites poussières dans l’atmosphère terrestre, où elles se consument en produisant de la lumière. Il y a toujours quelques poussières dans l’espace interplanétaire, si bien qu’un petit nombre d’étoiles filantes est visible chaque nuit. Mais quand la Terre passe dans des régions enrichies en poussières par le passage préalable d’une comète, ce nombre augmente fortement. Continuer la lecture

Observez la danse des planètes au crépuscule

Vénus, Mercure et Jupiter le 26 mai 2013.
Vénus, Mercure et Jupiter le 26 mai 2013.

Pour cette fin de mois de mai, le ciel nous réserve un beau spectacle : les trois planètes les plus brillantes du moment, Vénus, Jupiter et Mercure, seront regroupées dans une petite région de la voûte céleste. Une occasion de les repérer facilement qui ne se reproduira pas avant 2026.

Dès le 23 mai, et jusqu’au 30, regardez chaque soir au nord-ouest, entre 30 et 45 minutes après le coucher du Soleil. Trois points lumineux se distinguent dans les lueurs du crépuscule : ce sont les planètes Mercure, Vénus et Jupiter. Elles se trouvent exceptionnellement très proches les unes des autres Continuer la lecture

Comment observer la comète Panstarrs ?

La comète Panstarr
Panstarrs le 7 mars 2013, depuis le Brésil.
© Leonardo Severi

D’ici quelques jours, la comète C/2011 L4 (Panstarrs) devrait être observable à l’œil nu dans l’hémisphère nord. Un phénomène à ne pas manquer !

Une comète est un petit corps constitué de glace sale qui tourne autour du Soleil en suivant une orbite en général fortement elliptique, ce qui peut l’amener très près de notre étoile. Il se produit alors un dégazage important qui forme une queue pouvant s’étendre sur plusieurs dizaines de millions de kilomètres. Ce spectacle rare est alors saisissant, ce qui explique l’intérêt des astronomes amateurs pour ces phénomènes.

C/2011 L4 (Panstarrs) est une comète découverte en juin 2011. Visible à l’œil nu dans l’hémisphère sud ces derniers jours, elle passe au plus près du Soleil le 10 mars 2013 pour réapparaître ensuite dans le ciel de l’hémisphère nord. Elle s’extraira progressivement des lueurs du Soleil couchant, et elle devrait être repérable à partir du mardi 12 mars. Continuer la lecture

Les constellations

Par Dimitri Chuard, président.
La Grande Casserole.
La Grande Casserole.

Lorsque les conditions optimales sont réunies, pas moins de 3000 étoiles sont visibles à l’œil nu. Il est alors facile de se perdre dans cette profusion stellaire. C’est pourquoi les hommes ont dessiné dans le ciel des figures reliant les étoiles les plus brillantes au gré de leur imagination : les constellations. Puisqu’il s’agit d’une construction de l’esprit humain, les astres regroupés de cette façon n’ont généralement aucun lien physique entre eux, et les constellations peuvent ainsi varier d’une culture à l’autre. Néanmoins, depuis les années 1920, l’Union astronomique internationale en a figé le tracé, en divisant le ciel en 88 constellations.

L’apprentissage des constellations est la première étape du parcours de l’astronome amateur. Avec un peu d’entraînement, il vous permettra d’avoir les clefs du ciel nocturne entre les mains et de partir à la recherche de tous les autres trésors célestes.

Un ciel en mouvement

Si la forme et les positions relatives des constellations ne changent pas au cours du temps, elles semblent se déplacer ensemble dans le ciel, du fait de la rotation de la Terre sur elle-même et autour du Soleil. Ainsi, le ciel change en permanence. Chaque nuit, les étoiles visibles juste après le crépuscule ne sont pas identiques à celles observables peu avant l’aube. De la même façon, si vous observez le ciel à la même heure en décembre et en juillet, vous pourrez remarquer beaucoup de changement dans les constellations présentes au firmament. Enfin, la latitude de votre lieu d’observation a également son importance : puisque une partie du ciel se cache sous vos pieds, vous ne pourrez jamais voir la totalité du ciel malgré les changements saisonniers, sauf si vous vivez sur l’équateur. Dans la suite de cet article, nous nous intéresserons seulement au ciel de l’hémisphère nord.

Malgré cette apparente complexité, se repérer dans le ciel reste assez simple pour deux raisons. Tout d’abord, si le ciel change, il reste néanmoins identique à lui-même d’année en année (à l’échelle d’une vie humaine). Ainsi, les constellations visibles ce soir à minuit seront exactement dans la même configuration l’an prochain à la même date et à la même heure. Votre apprentissage des constellations sera donc pérenne ! Par ailleurs, certaines constellations sont dites circumpolaires, ce qui signifie qu’elles sont toujours visibles, tout au long de la nuit à toutes les époques de l’année. Elle constitueront donc un outil de repérage particulièrement précieux.

La Grande Ourse

Parmi ces constellations circumpolaires se trouve la véritable clef du ciel de l’hémisphère nord : la Grande Ourse. Ou plutôt, une partie de la constellation de la Grande Ourse assez célèbre et très facile à repérer, connue sous le nom de Grande Casserole ou Grand Chariot. Votre première tâche sera donc de retrouver les sept étoiles brillantes qui composent cette figure. Pour vous aider, vous pouvez consulter le tableau suivant.

Position de la Grande Ourse dans le ciel à 22h30 (heure locale)
Mois Azimut Hauteur
Février Nord-est Intermédiaire
Mai Nord Vers le zénith
Août Nord-ouest Intermédiaire
Novembre Nord Vers l’horizon

Une fois repérée, la Grande Casserole va vous permettre d’identifier de nombreuses autres constellations via la méthode des alignements. Cette méthode consiste à prolonger des lignes imaginaires reliant certaines étoiles de la constellation jusqu’à atteindre d’autres étoiles, qui sont ainsi facilement retrouvées. Par exemple, en prolongeant cinq fois le segment séparant les deux étoiles du bord de la casserole opposé au manche, vous tomberez sur une petite étoile solitaire : l’Étoile polaire. Cette étoile est très importante car elle se situe précisément dans le prolongement de l’axe de rotation de la Terre. Ainsi, c’est la seule étoile a n’avoir aucun mouvement apparent sur la voûte céleste. De plus, elle se situe exactement au-dessus de l’horizon nord et peut donc vous permettre de vous orienter.

Repérage de l’Étoile polaire à partir de la Grande Casserole.
Repérage de l’Étoile polaire à partir de la Grande Casserole.

Cassiopée et les autres constellations circumpolaires

À l’opposé de la Grande Ourse par rapport à l’Étoile polaire s’étend la constellation de Cassiopée. Elle est très facilement reconnaissable grâce à sa forme de « W ». Comme la Grande Ourse, elle permet de trouver d’autres constellations par la méthode des alignements, d’autant plus qu’il s’agit d’une constellation circumpolaire, c’est-à-dire toujours visible à nos latitudes. Au demeurant, repérer les positions relatives de la Grande Ourse et de Cassiopée au cours d’une même nuit permet de bien visualiser le mouvement apparent des étoiles dans le ciel. En effet, les deux constellations — comme toute la voûte céleste — tournent autour de l’Étoile polaire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Évolution de la position de la Grande Ourse et de Cassiopée toutes les deux heures.
Évolution de la position de la Grande Ourse et de Cassiopée toutes les deux heures lors d’une nuit d’été.
L’Étoile polaire est au centre du petit cercle bleu.

La Petite Ourse, Céphée, le Dragon et la Girafe sont les autres constellations circumpolaires à la latitude de la France métropolitaine. Elles présentent un intérêt moindre par rapport à la Grande Ourse et à Cassiopée, il n’est donc pas indispensable de savoir les repérer dès vos débuts en astronomie. L’Étoile polaire marque l’extrémité de la queue de la Petite Ourse, ce qui peut permettre de retrouver cette constellation par ailleurs assez discrète. Céphée a la forme d’une maison au toit très pointu tandis que le Dragon regroupe une très longue chaîne de petites étoiles.

[la suite prochainement]